deactivate

Meta

RSS

Log in

Design by Thought Mechanics
Powered by Wordpress 2.5
Thought Mechanics © 2005-2006

Navigation



Comments

miangaly: 6 annees de travaux forces, c'est un peu 'trop' pour...

ikalamako: sipagasy lol, tsss mampanelo be le vorona kely, le monde...

ikalamako: many : dia ho avy indray i mahaleo hihira hoe...

ikalamako: maintikely : en ce cas mieux vaut choisir l'homme qui...

ikalamako: jogany : comment va la mamie ? (j'espère que tu...

ikalamako: on est à 4 jrs après le blogathon. Je me...

Blogathon archives

Archives

  • November 2008
  • October 2008
  • September 2008
  • August 2008
  • July 2008
  • June 2008
  • May 2008
  • April 2008
  • March 2008
  • Le lac bleu et l’enfant infirme (suite)

    A la surprise generale on vit que ses traits s’etaient embellis. Il etait devenu semblable a un etre humain, et ses jambes etaient belles. Il n’avait plus d’infirmite, il se mira, il se mira, il se mira chez Dieu.

    “Regarde-toi, toi qui etais autrefois si laid et bancal!

    - Eh oui! s’ecria l’enfant.

    - Ecoute, dit Dieu, je vais te renvoyer chez toi. Tu dois retourner sur la terre. Tu n’as pas encore ta part ici. Je vais te donner cette bague, garde-la bien! Fais bien attention, ne la perds pas. Mais ne porte ni culotte, ni slip. Tu ne dois porter qu’une ceinture-tablier. Et cette grande chemise que tu portes, tu la mettras au-dessus de ta ceinture-tablier. Quand tu auras un souci tu diras:

    O, toi La Bague, o toi La Bague, si tu es un don de Dieu pour moi, fais ‘ceci,’ car c’est ‘cela’ qui me chagrine. Et tu auras ce que tu demanderas. Mais il y a un interdit: tu ne devras plus jamais te baigner dans un lac bleu. Tourne-toi vers le Nord, car c’est de la que tu es venu.

    - Du Nord? Ma mere ne vient pas de la-bas!

    - En effet, ni ton pere ni ta mere ne sont de la-bas. Mais tu iras quand meme. Un mercredi, ta mere viendra a ta recherche; pars donc! Il n’y a pas de place pour toi ici”.

    Ainsi passerent deux jours, puis trois … Puisqu’il etait bel homme, il s’arreta pour chercher epouse.

    “Dieu, je vais voir cette bague. Je vais voir ce que Dieu fera par la vertu de cette bague …”

    Il defit le noeud su bout de sa ceinture-tablier, et en sortit la bague. Il la deposa devant lui.

    “O toi La Bague, o, toi la Bague. Si tu es un don de Dieu pour moi, fais que se presente ici une femme qui sera mon epouse. Qu’elle soit tres belle.

    - Chut, chut, chut, Clopin-Clopant. Puisque tu m’as appelee, me voici!

    - Ah, c’est toi qui vas etre ma femme?

    - Oui!”

    Il vecut la avec sa femme. Puis un jour ils se deciderent a partir.

    “Allons-nous vers le Sud ou habite ton pere? demanda son epouse.

    - Ce n’est pas cela que Dieu m’a dit. C’est la-bas, au Nord que se trouve mon pere”.

    Ils se dirigerent vers le Nord. Ils marcherent, marcherent, marcherent …

    “Maman! maman! appela le jeune homme a plusieurs reprises.

    Sa mere arriva. Elle se mit en route avec eux pour rejoindre son mari qui l’a repudiee.

    La mere, le fils et la bru s’approcherent du village. Des gens qui les accompagnaient battirent le tambour.

    “Qui est-ce? dit le roi.

    - C’est quelqu’un qui vient du Sud.

    - Quel est son nom?

    - Euh, euh …, son nom, c’est … la mere de Clopin-Clopant.

    - La mere de Clopin-Clopant?

    - Oui.

    - Invite-la a entrer par ici”.

    En voyant sa femme, qu’il avait repudiee, surpris, le roi lui dit:

    - N’es-tu donc pas la femme que j’ai repudiee?”

    Ce fut le fils qui repondit:

    “C’est moi, pere, dit-il, Clopin-Clopant que tu as rejete. Ma mere ne m’a pas rejete, mais par amour pour moi, elle m’a depose sur un lac.

    “Il ne vivra pas. Une telle choses vivra-t-elle? Jette-le la-bas”, as-tu dit. Ma mere, elle, ne m’a pas rejete. Elle m’a amene sur le lac bleu. Elle m’a amene loin. J’ai pleure a trois reprises, et c’est Dieu qui m’a appele. C’estlui qui m’a ordonne de ne plus retourner au Sud. Ta femme et toi, vous allez vivre au Nord”, a-t-il dit.

    Depuis ce jour, ils vecurent la, au Nord; les parents habitent sur le territoire de leur enfant. Ils furent heureux tous ensemble.

    C’est pourquoi, dit-on, de nos jours on n’abandonne plus les enfants infirmes. Autrefois, si l’enfant naissait avec une jambe ou une main difformes, on l’etouffait avec du son. On prenait du son pour boucher ses narines. Il mourait et on l’enterrait. Mais depuis cette histoire, on ne fait plus ca.

    (Texte inspire par le conte fait par Endriki Kenzy, recueilli a Mananjary en 1987 par Bodo Ravololomanga)

    GIVE SHARE CARE TO :

    Tags


    No Tags

    Information


    Author: Miangaly
    Posted: July 26, 2008
    Time: 11:00 am
    Trackback URL

      2 Responses to “Le lac bleu et l’enfant infirme (suite)”

    1. jogany


      Jul. 26/2008/11:20 am

      ohhh la belle histoire
      j ‘ai l’impression dêtre la seule sur terre a etre la premiere a lire ….je sais j’ai du rattrapage


    Reply to this entry